Des outils pour prévenir les coups de chaleur

Des outils pour prévenir les coups de chaleur

L’été amène son lot de plaisirs saisonniers : baignades, vacances à la plage, sports extérieurs, pique-niques en famille, etc. Au travail, quand la température et l’humidité deviennent accablantes, c’est beaucoup moins agréable !

QU’EST-CE QU’UN COUP DE CHALEUR?

Le coup de chaleur survient lorsque le corps ne réussit plus à se refroidir suffisamment et que la température corporelle, normalement de 37 °C, atteint près de 40 °C. Les premiers symptômes sont plutôt bénins (fatigue inhabituelle, mal de tête, crampes musculaires), mais ils sont précurseurs de symptômes plus graves comme la confusion, des vomissements ou une perte de conscience qui pourraient mener au décès. Les principaux facteurs de risque sont la température de l’air, l’humidité relative et l’effort physique. D’autres facteurs comme l’acclimatement à la chaleur, l’état de santé et l’habillement ont un impact sur la probabilité de souffrir d’un coup de chaleur.

COMMENT MESURER VOTRE NIVEAU DE RISQUE?

La CNESST offre un dépliant1 et un guide complémentaire2 qui expliquent comment calculer la température de l’air corrigée (TAC), un indice qui combine la température, l’humidité relative et l’exposition au soleil. En prenant en compte le niveau d’effort engendré par la tâche, ceux-ci vous guideront vers les mesures à prendre selon le niveau de risque, en utilisant un code de couleurs facile à comprendre.

Méthode simplifiée

Vous préférez oublier vos cours de mathématiques ? Utilisez les calculettes de l’IRSST3 ! La plus simple calcule la TAC à partir de mesures prises sur le lieu de travail à l’aide d’un thermohygromètre. La calculette proposera des consignes d’hydratation et des recommandations de mesures correctives selon le même code de couleurs que les documents de la CNESST. Puisque la température ambiante progresse durant la journée, une évaluation fréquente doit être faite de manière à ajuster les moyens mis en place, les quantités d’eau à consommer et les temps de pause nécessaires. Cette approche fonctionne tant que la température demeure sous 34 °C, avec une humidité relative inférieure à 70 %.

Nous avons fait l’exercice pour une situation caractéristique du milieu : charge de travail moyenne, à l’intérieur, travailleurs acclimatés qui portent une chemise et un pantalon. En conservant la température et l’humidité relative mesurées, on obtient un tableau à afficher comme celui présenté ci-dessous. À vous de créer le vôtre pour vos conditions particulières. 

Gestion de la contrainte thermique — travail moyen à l’intérieur sans survêtement

Des outils plus complexes et plus précis
Si vous obtenez un niveau de risque en zone rouge ou jaune foncé, il vaut mieux calculer de façon précise la durée des pauses à partir de l’indice WBGT (Wet Bulb and Globe Temperature), tel que décrit à l’annexe V du RSST. Cette approche requiert un appareil de mesure spécialisé.

Facteurs à considérer pour les deux méthodes

Acclimatement : Il faut cinq jours pour être partiellement acclimaté, si on a effectué le même travail au moins deux heures par jour en continu dans des conditions climatiques similaires. Après cette période, les mesures normales devraient suffire à rendre le travail sécuritaire. Les nouveaux travailleurs sont particulièrement vulnérables, parce qu’ils ne sont pas acclimatés.
Habillement : Le Règlement sur la santé et la sécurité du travail et les calculettes évaluent le risque en fonction d’un pantalon et d’une chemise à manches longues. Tout vêtement supplémentaire augmente la contrainte thermique. Il est donc important d’inclure un ajustement à l’indice WBGT pour tout autre vêtement. 

UN PLAN D’ACTION POUR VOUS AIDER

Posséder un plan d’action pour le contrôle des coups de chaleur est le meilleur moyen pour planifier les mesures à prendre pendant les journées chaudes. Le tableau suivant, inspiré du nouveau guide de la CNESST1, présente une liste d’actions à prendre.

Pour éviter les coups de chaleur, il faut demeurer vigilant, bien informer les travailleurs et avoir un plan d’action adapté à toutes les situations présentes dans votre environnement de travail. Pour de plus amples informations, pour de l’aide avec votre plan d’action ou pour utiliser ces outils, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller Auto Prévention.

Sources :
1 — Travailler à la chaleur… Attention, 4e édition (CNESST) https://www.cnesst.gouv.qc.ca/sites/default/files/publications/travailler-a-la-chaleur.pdf
2 — Travailler à la chaleur… Attention – Fiche complémentaire à l’intention des employeurs (CNESST) https://www.cnesst.gouv.qc.ca/fr/organisation/documentation/formulaires-publications/travailler-chaleur-fiche-complementaire-lintention
3 — Utilitaires pour la contrainte thermique due à la chaleur en milieu de travail (IRSST) https://www.irsst.qc.ca/prevenir-coup-chaleur-travail/accueil.aspx
4 — La planification des travaux en prévision des vagues de chaleur (CNESST) https://www.cnesst.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/dc200-7007-1-guide-planification-chaleur.pdf

 


 

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