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LE PNEU VOUS FATIGUE? IL FAUT AGIR!

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La saison de changement de pneus approche à grands pas, un moment de l’année où le corps fournit des efforts importants et répétés pouvant entraîner des blessures musculosquelettiques. Selon la gravité de la blessure, la capacité physique peut diminuer. Imaginez vos activités quotidiennes perturbées et votre vie familiale chamboulée. Tout devient pénible jusqu’au moindre geste : attacher ses souliers, soulever ses enfants, faire de la moto, etc. Le rétablissement est souvent long, le dos demeure fragile et les risques de récidive sont bien présents.

Tous ceux qui se sont déjà blessés vous diront : « Si j’avais su ce que c’était les maux de dos, je retournerais en arrière et ferais autrement. » Si vous aimez votre travail et voulez conserver votre qualité de vie, alors pensez-y la prochaine fois que vous aurez à soulever de lourdes charges.

 

CAUSES DE BLESSURES MULTIPLES

Lors de la manutention des pneus, deux types de blessures peuvent survenir : instantanées ou cumulatives. Les blessures instantanées se produisent de façon accidentelle, soudaine et imprévue. Le sol est mouillé, on porte une roue et on glisse. En voulant rattraper la charge et éviter la chute, le dos fournit un effort excessif et atteint sa limite, donc on se blesse. Quant aux blessures cumulatives, elles sont plus sournoises et se développent progressivement. Aussi nommées troubles musculosquelettiques (TMS), ces lésions accompagnées d’inflammation affectent des tissus comme les muscles, les nerfs, les tendons et les ligaments. Soulever des objets lourds en effectuant des mouvements répétés de flexion et de torsion de la colonne vertébrale est susceptible de causer des microtraumatismes qui affaiblissent les structures du dos. Le corps s'use et la blessure finit par survenir lorsque l'effort dépasse la capacité des structures. D'une façon semblable, la projection de roches sur une voiture endommage la peinture et met à nu le métal. Avec les années, la résistance à la rouille diminue et celle-ci prend le dessus. Les causes des lésions sont multiples et la probabilité de se blesser augmente en fonction de la présence de certains facteurs ou conditions dans le milieu de travail.

En voici quelques-uns :

  • Positions et mouvements contraignants, comme la torsion et la flexion du tronc.
  • Efforts importants répétés.
  • Travail stressant. On accumule un retard et on doit reprendre le temps perdu en accélérant le rythme et en travaillant dans l’urgence.

 

SOYEZ ALERTE AUX SIGNAUX D’ALARME

Au début de la saison des pneus, comme pour la pratique de toute activité physique, il est normal de ressentir de la fatigue et de la tension musculaire. Ce qui ne l’est pas, c’est que ces maux persistent durant des semaines et vous suivent en dehors du travail. Dès l’apparition de symptômes, il est alors essentiel de se questionner. À quel moment je ressens ces malaises? En faisant quelles opérations? Essayez de comprendre d’où vient le problème et tenter de déterminer les améliorations à apporter à votre poste de travail. Certains symptômes sont à surveiller : picotement et engourdissement, fatigue, faiblesse musculaire, sensation de chaleur et douleur.

 

DES STRATÉGIES À ADOPTER

Pour prévenir les maux de dos, il faut agir à la source sur différentes dimensions, comme l'aménagement des lieux, les équipements disponibles et l'organisation du travail.

Voici quelques stratégies pour réduire la fatigue et être plus productif.

  1. Respecter vos capacités et vos limites. Nous avons tous des caractéristiques individuelles différentes (taille, force physique, âge, vieille blessure, etc.). La charge sécuritaire à soulever varie donc d’une personne à l’autre.
  2. Utiliser les appareils de levage et de transport pour éviter de soulever une roue à partir du sol.
  3. Ajuster la hauteur du pont élévateur en fonction de la tâche à effectuer en positionnant le moyeu de la roue au niveau du coude. Pour des roues trop lourdes, on privilégie le travail au sol.
  4. Réduire les manipulations et les déplacements. La fréquence augmente l’exposition aux risques de blessure. En planifiant sa tâche et son trajet, voyez comment vous pouvez éviter de manipuler les pneus inutilement.
  5. Éviter les mouvements à risque, comme soulever le dos courbé et tourner le tronc avec une charge dans les bras.
  6. Demander de l’aide au besoin.

 

DES APPAREILS À VOTRE SERVICE

Les roues étant de plus en plus lourdes et de grandes dimensions, l’utilisation d’appareils est un moyen de prévention efficace pour diminuer les efforts et le risque de blessure. En voici une sélection.

Cet élévateur rechargeable*2 permet de soulever une roue à partir du sol sans effort et facilite l’alignement lors du montage sur le véhicule. Alimenté par deux batteries, il peut être déplacé dans l’atelier et même servir d’appareil de levage aux machines à pneus.

Les roulettes arrière de ce diable*3 supportent la charge et réduisent ainsi l’effort nécessaire pour basculer le chariot et le déplacer. À l’usage polyvalent, il s’incline à l’horizontale et se prête à diverses tâches : transporter les roues, les entreposer dans le rayonnage, retirer et remettre les roues dans le véhicule et travailler aux machines à pneus. Et tout cela, sans que les roues ne touchent au sol, ce qui diminue considérablement les flexions du dos.

Ce diable**4 permet de travailler en position moins fléchie et réduit l’effort au dos. Les rouleaux facilitent l’alignement des goujons. Il ne faut pas oublier qu’un accident de travail pénalise tout le monde : la personne blessée bien sûr, mais aussi l’employeur et les collègues. Quand quelqu’un s’absente, toute l’équipe en est affectée et désorganisée. Les autres doivent combler le manque de main-d’œuvre en effectuant du temps supplémentaire et voient leur charge de travail augmentée.


* Fabriqué par Martins industries
** Différents fabricants : OTC easy lever wheel dollies, Chicago pneumatic, Strongarm

Par Geneviève Taillefer,
Conseillère en hygiène industrielle

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